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Un passé omniprésent

Ici, dans l’antique "cuisine des maîtres" avec sa monumentale cheminée où l’on pouvait cuisiner un boeuf entier, comme dans tout le château, l’Histoire est présente à chaque détour de couloir, dans chaque recoin...

Trois siècles d’histoire

La famille des Maniban

Les Seigneurs de Maniban forment une grande famille gasconne qui, pendant près de deux siècles, rayonna dans le Sud-Ouest de la France.
Le fondateur, Jean, s’engagea à Bordeaux dans l’administration des notaires royaux (Maître des Requêtes de l’Hôtel du Roi), inaugurant une carrière parlementaire dans laquelle brilleront les Maniban durant quatre générations.
Son fils Thomas obtient la charge d’avocat général du Parlement de Toulouse en 1620. C’est lui qui commence la construction du château. Son fil Jean-Guy et son brillant petit-fils Joseph-Gaspard achèvent l’entreprise.
Joseph-Gaspard a été Premier Président du Parlement Languedocien de 1722 à 1762. Il avait épousé une demoiselle Lamoignon, sœur du Chancelier de Louis XV, et accède ainsi au cabinet du Roi, à Versailles.

Le château


Aucune information n’a été retrouvée à ce jour concernant le château fort médiéval du Busca (qui signifie « Bosquet » en gascon) et qui devait s’ériger là, sur ce large éperon rocheux occupé par l’homme depuis la préhistoire (de nombreux vestiges retrouvés en attestent).
On peut légitimement supposer que le Busca était un lieu de refuge composé d’une grande basse-cour entourée de murs et sans doute de fossés, adossée à un bâtiment du style des châteaux gascons des XIII et XIVe siècles appelés « salles fortes ». Une petite agglomération devait s’y presser. Il en reste quelques traces.
Il n’en reste que quelques vestiges comme « la Ruelle », aujourd’hui couloir de liaison pavé de moellons typiques du Moyen-âge, ou une voûte caractéristique qui devait permettre le passage entre diverses maisons agglutinées dans l’enceinte du fort.
La construction du nouveau château fut confiée à Monsieur de Brie, célèbre architecte des bâtiments de Toulouse.

Chronologie


Moyen-âge – Tout le pays gascon appartient aux Comtes d’Armagnac.
1473 – Bataille de Lectoure. Les troupes de Louis XI défont et tuent le dernier des Comtes d’Armagnac. Ses terres sont confisquées. Plus tard, le Comté sera donné à Marguerite d’Angoulême, soeur de François 1er. Elle le lègue à son second mari, Henri II d’Albret, le grand-père d’Henri IV.
1476 – Jean de Pardailhan, seigneur de Gondrin, achète « la moitié de la place du Busca » à Bertrand de Castelbajac.
1477 – Jean de Gassaignet devient à son tour propriétaire des terres puis rachète la place forte. Il devient seigneur du Busca.
1519 – Son fils éponyme fait exécuter des travaux de réfection de la «  salle forte » et construire une métairie.
1533 – Le château est vendu à Nicolas du Boustie.
1587 – Le domaine du Busca passe par alliance de la famille du Boustie à celle des La Bassa dits de Maniban, bourgeois anoblis.
1649 – Le gros œuvre de la construction de l’actuel château, décidée par Thomas, est terminé. On retrouve cette date gravée sur le grand portail d’entrée dit « porte du Gendarme ».
1652 – Mort de Thomas. Son fils Jean-Guy poursuit la construction.
1681 – Acquisition du marquisat et transcription sur le château. Le fronton côté jardin en atteste par les armes gravées portant le double attribut de magistrat et de marquis. Le mortier était le symbole des premiers présidents de Parlement.
1767 – Mort de Joseph-Gaspard, petit-fils de Thomas. Son unique fille, la Marquise Marie-Christine de Livry, hérite.
1780 – Elle vend le château au Comte Henri-Bernard de Faudoas, capitaine de cavalerie.
1786 – Mme de Livry intente une action en restitution pour non paiement du prix de vente.
1789 – La Révolution épargne le château mais l’action de Mme de Livry est suspendue.
1798 – Mme de Livry rentre d’Angleterre où elle s’était réfugiée et récupère son bien.
1803 – La Marquise vend le domaine au docteur Rizon, de Condom, ancêtre des actuels propriétaires depuis six générations.
1810 – Un incendie ravage l’aile Sud-est occupée par L’Orangerie et le Jeu de Paume.
1812 – La fille du Dr Rizon épouse un Bazin et fonde une lignée de magistrats. Ce sont les arrière-grands-parents des actuels propriétaires des lieux, la famille Ferron – Palthey.

Le Parlement de Toulouse


Le Parlement de Toulouse était, au XVIIe siècle, le deuxième de France. Ses membres siégeaient en robe dont la couleur et la forme variaient selon leur rang. Ils formaient une puissante et nouvelle aristocratie qu’on appela donc « la noblesse de robe », par contraste avec la « noblesse d’épée » des siècles précédents. La charge d’avocat général en était le poste le plus prestigieux, cumulant sur une seule tête les pouvoirs les plus importants.

Venez nous rendre visite

Le Château du Busca Maniban est ouvert du 1er avril au 1er novembre, du lundi au samedi sauf jours fériés, ou, sur rendez-vous, toute l’année.

Visites entre 14 h et 18 h.

TARIFS

adultes : 6 €
enfants : 2 €
groupes (>10) : 4 €

Dégustation gratuite ­ Vente d’armagnac au Château ­ Visite des chais sur demande.

Coordonnées GPS

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